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LES CLES DU DIMENSIONNEMENT

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Photovoltaïque autonome

Photovoltaïque raccordé au réseau






Les différents types de Chauffe Eau Solaire Individuel

LE CHAUFFE-EAU THERMOSIPHON MONOBLOC


Principe du thermosiphon


La circulation est assurée par le principe même du thermosiphon : chauffé par les capteurs, et donc moins dense, l’eau monte naturellement vers l’échangeur du ballon de stockage placé audessus des capteurs.



Le chauffe-eau thermosiphon monobloc Ce type de CESI reste adapté au DOM-TOM (risque évité de gel des arrivée et départ d’eau sanitaire) et est généralement moins performant qu’un système à éléments séparés, du fait du stockage horizontal, situé hors du logement. La présence d’un appoint intégré au stockage dégrade les performances du chauffe eau thermosiphon.

Avantages


  - Système monobloc (capteurs et ballon intégrés sur un même châssis rigide).
  - Pose facile, coût réduit.
  - Système autorégulé.
  - Continuité de la production d’ECS solaire en cas de coupure d’alimentation électrique.
  - Fiabilité.

Inconvénients


  - Inesthétique.
  - N’est pas adapté aux régions froides (fonctionnement en eau).
  - Stockage soumis directement aux actions extérieures.
  - Poids important (ne convient pas à la pose en toiture).
  - Limitation de la température de stockage à l’aide de soupapes à commande thermique.

LE CHAUFFE-EAU THERMOSIPHON A ELEMENTS SEPARES


Principe


Ce chauffe-eau exploite aussi le principe du thermosiphon, mais les capteurs et le ballon (placé à l’intérieur du bâtiment) sont séparés.

Chauffe-eau solaire thermosiphon à éléments séparés
Chauffe-eau solaire thermosiphon à éléments séparés


Avantages


  - Continuité de la production d’ECS solaire en cas de coupure d’alimentation électrique.
  - Système sans régulation.
  - Risques de pannes pratiquement exclus.

Inconvénients


  - Mise en oeuvre délicate : les préconisations des fabricants doivent être parfaitement respectées (diamètres des tubes minimums, pentes minimales, dénivelé capteurs / ballon).
  - Limitation de la température dans le ballon de stockage à l’aide de soupapes à commande thermique.

LE CHAUFFE-EAU A CIRCULATION FORCEE


Principe


Le liquide caloporteur circulant entre les capteurs et le ballon de stockage est mis en mouvement par un circulateur piloté par une régulation. La circulation dans le circuit primaire a lieu dès lors que l’écart de température entre les capteurs et le bas du ballon de stockage est supérieur à un seuil ΔT (différentiel de démarrage d’environ 6 K).

Chauffe-eau solaire à circulation forcée
Chauffe-eau solaire à circulation forcée


Avantages


  - Système adapté à toutes les configurations d’habitat.
  - Risques de pannes faibles.
  - Système performant.
  - Contrôle en température du ballon.

Inconvénients


  - Nécessité d’une régulation différentielle pilotant un circulateur.
  - Besoin d’une alimentation électrique.
  - Nécessité d’un liquide caloporteur antigel (de qualité alimentaire), sauf pour les climats chauds.

LE CHAUFFE-EAU AUTOVIDANGEABLE A CIRCULATION FORCEE


Principe


Les capteurs et leurs canalisations se vident automatiquement à l'arrêt de la pompe dans une bouteille de récupération. Les équipements (sauf le capteur) sont situés dans une zone hors-gel.

Chauffe-eau solaire autovidangeable à circulation forcée
Chauffe-eau solaire autovidangeable à circulation forcée


Avantages


  - sécurité du système en cas de stagnation ou de gel.
  - Système pouvant fonctionner sans antigel (l’installation n’est pas soumise aux inconvénients dus à la dégradation du liquide caloporteur).
  - Circuit hydraulique simplifié (avec l’utilisation de moins de composants sensibles tels que le vase d’expansion, la soupape de sécurité ou le purgeur).
  - Meilleur échange de chaleur (si absence d’antigel).

Inconvénients


  - Régulation différentielle pilotant une pompe (nécessité de lutter contre des hauteurs manométriques importantes).
  - Besoin d’une alimentation électrique.
  - Mise en oeuvre délicate (respect d’une pente minimale pour les liaisons hydrauliques, absence de coude, de cintrage…).
  - Moins de flexibilité dans le choix du capteur.
  - Risque de température de l’absorbeur élevée.