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Prix de l'Innovation pour le Solaire Thermique

Prix de l'Innovation pour le Solaire Thermique

Fondée à Sophia-Antipolis en 2008, SAED a développé une technologie permettant la réalisation de champs de capteurs solaires de grandes dimensions destinés à produire de l'énergie thermique « haute température » (de 80° C à 130° C) avec une possibilité de stockage. Une solution mixte solaire à haute température a été imaginée par GDF Suez Cofely. Ce sont des capteurs solaires à haute température associés à une chaudière biomasse pour chauffer un éco-quartier.



Cofely, filiale de GDF SUEZ, devient actionnaire à hauteur de 10% environ de la société SAED (Sophia Antipolis Energie Développement) à l'occasion de l'augmentation du capital de la start up française, fournisseur de technologies innovantes dans le domaine du solaire thermique industriel.

Grâce à ces capteurs de nouvelle génération, Cofely, l'un des premiers opérateurs de réseaux de chaleur urbains en France, a conçu Degrés d'or®, une solution innovante de mix énergétique qui, combinant biomasse et solaire, permet de couvrir par des énergies renouvelables plus de 80 % des besoins en chauffage et eau chaude sanitaire d'un bâtiment ou d'un quartier. Appliquée à l'éco-quartier de Balma-Toulouse, cette solution a reçu le Prix de l'innovation de l'Association des Maires de France (AMF) en 2011.

En contribuant au développement de technologies émergentes, Cofely conçoit et réalise avec ses partenaires des solutions globales performantes qui répondent aux défis du Grenelle de l'environnement, préservent les ressources naturelles, préfigurent les villes de demain et assurent leur sécurité énergétique.

Confortée par cette première étape, SAED souhaite aujourd'hui compléter son tour de table avec des investisseurs aux profils complémentaires. SAED et ses actionnaires sont accompagnés par Hera Finance dans ces opérations.



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Date : 29/01/2012
Pseudo : ss

Tombée dans l'oubli au milieu des années 1980, la technique du solaire thermique rentre en grâce au Maroc et en Algérie.


Testé en Europe dans les années 1970, le CSP est tombé dans l'oubli la décennie suivante, victime d'un prix du baril redevenu bon marché. Mais son retour en grâce semble se profiler au Maghreb. « Le CSP constitue la priorité des priorités », assène Badis Derradji, PDG de New Energy Algeria (Neal). Le gouvernement algérien projette d'installer 7 000 MW de capacité solaire d'ici à 2030. Et le Maroc envisage, lui, de se doter d'une capacité de 2 000 MW pour 2020. Or le CSP devrait jouer un rôle central car, contrairement à une centrale photo­voltaïque, une unité de ce type permet une production différée d'électricité par stockage de vapeur, à même de se substituer aux énergies fossiles en période de pointe.

En conséquence, chaque pays compte un site expérimental couplant gaz et solaire : au Maroc, la centrale thermique d'Aïn Beni Mathar (470 MW, dont 20 MW en solaire) a été mise en service en 2010, tandis que celle de Hassi R'mel (150 MW, dont 30 MW en solaire), en Algérie, a été inaugurée en mai dernier. Le financement de tels projets représente un défi. « Chaque mégawatt installé coûte entre 5 et 6 millions d'euros », confirme Laurent Belouze, chef de projet des financements ENR chez Natixis. Mais la confiance semble de mise : via son Fonds pour les technologies propres, la Banque mondiale a provisionné une ligne de crédits de 750 millions de dollars (590 millions d'euros) consacrés aux CSP dans les pays du Maghreb.